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EDITO


Bienvenue sur Les Pasionarias, le 1er blog féminin collectif sans pub, sans régime et sans Paris Hilton !

2007: Après avoir mené une étude sur les féminins en ligne, je réalise avec horreur qu'ils sont tous restés bloqués dans les années 50: on y parle ménage, mariage, femmes contentes d'être heureuses, sexualité de magazine...
Un féminin où on n'incite pas les lectrices à acheter des sacs à 750 €, où on parle cru, où on n'est pas en permanence au régime, où on peut rire de soi, prendre parti pour des causes, s'intéresser à l'actualité, aimer voyager, sortir, lire des livres sans images, et pas forcément de la chick'lit', bref un féminin sans pub, sans régime et sans Paris Hilton, apparaît comme une bonne idée !

2009: Après deux ans de bons et loyaux services, pour de multiples raisons, l'aventure du webzine prend fin. Mais je ne suis pas la seule rédactrice au monde à avoir fait ce constat ! Alors le site se prolonge par un blog, un blog féminin collectif, un blog féminin sans pub, sans régime et sans Paris Hilton !

Bienvenue aux nouvelles Pasionarias, et bonne lecture !

La chronique de Bébé de Pau: ce mois-ci, Bébé veut un veuf !

Salut !

Alors pour les très PEU nombreux qui ne me connaissent pas encore, petite présentation : moi c'est Bébé... de Pau. Le premier qui demande d'où je suis : deux heures de colle ! Tout juste vingt-cinq ans... Qui a dit trente-cinq ? Donc je disais... tout juste trente-cinq ans ! Et comme un malheur ne vient jamais seul, je suis maman solo élevant seule (ben oui solo ça veut bien dire ce que ça veut dire...) ses jumelles de bientôt six ans depuis... bientôt six ans !

Présentation succincte oui, mais qui a au moins le mérite d'aller à l'essentiel ! Ah j'oubliais... Rien à l'horizon concernant l'homme idéal ! Je n'en suis pas encore à me dire qu'il n'existe pas mais je commence sérieusement à douter de sa présence sur cette planète...

Mais pas de panique... En cette période de début de dépression et de mal de vivre qu'est la sacro-sainte Toussaint, je crois bien que j'ai trouvé une nouvelle façon de rencontrer le mec de ma vie !

Mes dernières "expériences amoureuses" (tu parles... amoureuses...) m'ont amenée à établir un certain nombre de critères pour choisir le mec idéal. Et quand je dis choisir, je pèse mes mots ! Aujourd'hui entre Meetic et tous les autres sites de rencontre de l'âme sœur, on se croirait aux Halles de Pau en train de faire son marché. En d'autres termes, on créé le portrait robot du mec idéal... Et ça donne ça :

- Alors qu'est ce que je vous sers ma p'tite dame ?

- Mettez moi un peu de brun (c'est goûteux le ténébreux), deux yeux bleus (mon pêché mignon... bonjour les calories...), 1m80 de rugbyman (y'en a pour 1m90 je vous le laisse ? Oui je m'arrangerai à la maison, je mettrai des talons), non n'enlevez pas la couenne, j'aime bien la chichine (pour les non-habitants du sud ouest comme moi : chichine = poignées d'amour), longue conservation devant les comédies romantiques sans match de foot ? Génial !

Et oui les filles...tout peut se choisir ! Et il y a un critère sur lequel j'ai désormais décidé de m'attarder : le statut marital ! Oh bien sûr j'avais déjà pris des précautions minimum en évitant le statut "marié", mais il existe un des statuts que je n'avais pas inclus dans ma recherche : celui de... VEUF ! Comment ça c'est glauque ? Pas du tout car si on y regarde de plus près je vous assure qu'on arrive à trouver un max d'avantages à rencontrer un veuf... avec tout ce que cela implique de minimum d'inconvénients !

Ma dernière "histoire" n'a pas duré à cause [d'après lui] de son ex-femme... Et je peux vous confirmer, que quand il y a ex-femme, il y a problème ! Et pour être plus exacte il en existe deux qui sortent du lot !


Problème numéro un : les sentiments. Ceux qu'un homme a toujours envers celle qui nous a précédées. Envers la femme qui a vécu de nombreuses années avec l'homme qu'on a choisi, qui l'a aimé, qui lui a fait des enfants, qui l'a trompé peut-être, qui l'a fait souffrir en tout cas... Ces sentiments sont toujours présents, qu'ils soient amoureux ou haineux. Un homme séparé d'une femme avec qui il a vécu tant de temps ressent toujours quelque chose pour celle qui l'a quitté ou que lui-même a quittée. Pourquoi ? La réponse est simple... Parce qu'elle est toujours dans les parages ! Et surtout parce que tant qu'il y a de la vie... il y a de l'espoir.

En revanche un veuf ne peut plus nourrir cet espoir de voir renaître sa plus belle histoire d'amour, il aimera toujours jusqu'à passionnément celle qui fût sa femme. Mais il se fera une raison, malgré lui, car il ne la reverra plus un week-end sur deux et à sa moitié de vacances au moment de l'échange des enfants.

Problème numéro deux : la comparaison permanente. Elle vient de la part de l'ex-mari évidemment, mais aussi de la part des enfants. Qui de celle qui fait aujourd'hui partie d'une famille recomposée n'a jamais entendu ces douces paroles venant de la chair de la chair de notre nouvel amoureux : "T'es pas ma mère !" Je n'étais pas encore mère moi-même que les bambinos du géniteur de mes filles s'en donnaient déjà à cœur joie avec ce type de mots tendres, adressés à moi la nouvelle minette qui venait d'entrer dans la vie de leur Pôpa chéri et qui par conséquent faisait de l'ombre à leur chère et tendre Môman ! La comparaison est donc permanente avec une ex-femme toujours en vie... Mieux encore, elle se permet de s'immiscer dans nos vies concernant l'éducation de ses enfants quand ils sont chez leur père... Et donc chez nous aussi. Et si elles n'ont pas le courage de nous dire les choses en face, elles font subtilement passer le message par leurs enfants.

J'ai connu le harcèlement de l'ex-femme qui essaie de se venger de son ex, les coups bas (toujours par esprit de vengeance) le visant directement mais m'éclaboussant au passage si besoin est, et je peux vous assurer qu'une femme blessée peut être une vraie chieuse quand elle le veut. En revanche une femme décédée, elle ne peut plus nous faire chier constamment.

Enfin la grosse différence entre une ex-femme toujours "présente" et une défunte femme ou son fantôme c'est que Fantômette, elle, n'a pas fait souffrir l'homme de notre vie. Elle est partie pour une raison indépendante de leurs problèmes de couple. Une maladie, un accident, ce n'est pas une dispute, une trahison ou un affront. Un veuf n'en veut pas à la femme qui l'a quitté prématurément. Il nourrira toujours de bons sentiments à son égard, mais ne connaîtra pas dans la rancœur d'un homme trompé ou celle d'un homme dont on se venge.

Nous les nanas, nous sommes très douées pour ce qui est d'oublier la douleur. Et si nous n'oublions pas, nous savons qu'elle s'estompe au fil du temps. Voilà pourquoi même si notre accouchement a été un évènement monstrueusement douloureux ou mutilant, nous sommes toutefois prêtes (pour la plupart) à renouveler l'expérience tout en sachant que nous allons sûrement devoir en baver comme la première fois ! Nous sommes aussi capables (sauf peut-être moi et deux ou trois copines intransigeantes) à pardonner un adultère même si nous avons subi humiliation et blessure profonde de la part de l'être en qui nous avions confiance. Alors pourquoi les mecs seraient-ils différents de nous ? Je ne prétends pas ici cerner ce qui se passe dans la tête de nos amis mâles, juste établir le constat navrant de la douleur qui n'efface pas forcément les sentiments. Alors ma décision est prise, cette Toussaint va être pour moi l’occasion d’aller flâner un peu du côté du cimetière… Et qui sait… Au détour d’une tombe fraichement fleurie, se recueillant religieusement en tenant son petit garçon par la main… Je vais peut-être le trouver l’homme de ma vie…


Bienvenue sur Les Pasionarias !

Créé en 2007, le webzine LesPasionarias.com se présente comme le premier féminin intelligent: oubliés la pub, les régimes, le shopping, les people, et bienvenue aux débats de fond, aux interviews culturelles et politiques de toutes sortes (Isabelle Juppé, Marie Meier, Corinne Lepage, Christophe Alévêque, Georges Sarre, Yelle, Olivia Toja...) à la cutlure alternative ou underground, aux livres, à la musique, aux arts, à la maternité...

Car la majorité des sites féminins est restée bloquée dans les années 50: on y parle ménage, mariage, bref, rien de très palpitant pour les femmes des années 2010.

Après 2 ans, l'aventure du webzine Les Pasionarias s'arrête. Marlène Schiappa sa fondatrice est occupée par sa société Scribes et par son réseau Maman Travaille, Georges Abitbol le webmaster a vu sa carrière décoller, la rédactrice Claire Berthelemy est désormais chroniqueuse sur Radio Campus et Normalienne, Juliette Speranza écrit pour Yahoo, Libération, Le Bien Public, Camille Ravier a créé son propre blog d'illustrations, bref, Les Pasionarias a créé son rôle de tremplin pour chacun des participants.

Pour autant, l'aventure peut-elle s'arrêter là ? L'idée d'un féminin sans pub, sans régime et sans Paris Hilton a séduit France 2, France Soir, Le Parisien, les blogs de Michèle Fitoussi ou Isabelle Juppé, et même RFI a onsacré un reportage, en espagnol, au webzine. Alors non, l'aventure ne peut pas s'arrêter là ! En pleine apogée des blogs féminins commerciaux, Les Pasionarias décide de prolonger l'histoire du webzine en proposant aux internautes un blog féminin collectif, intégralement sans pub, sans régime et sans Paris Hilton, avec l'intervention de nouvelles Pasionarias !

Bonne lecture !